Les médicaments psycho-actifs

 Du bon et du mauvais usage de ces médicaments qui sont là pour soigner et qu'il ne faut surtout pas prendre à la légère.

 A) Qu'est ce que c'est ?

En inter-agissant avec les substances naturellement produites par l'organisme (la dopamine, la sérotonine, la noradrénaline ou les endorphines, ...), les médicaments psychoactifs peuvent calmer, endormir, ou, au contraire, réveiller, stimuler, exciter. m.png

On désigne ainsi tous les médicaments qui ont une action sur le système nerveux central et qui, à un degré ou à un autre, modifient le psychisme. Un médicament psychotrope ou psychoactif est une substance chimique qui agit sur le système nerveux central en induisant des modifications de la perception, des sensations, de l'humeur ou de la conscience. Les psychotropes sont notamment utilisés dans le traitement de la douleur, en anesthésie ou dans le traitement de l'insomnie, ou anxiété. 

Prescrit et utilisé avec discernement, un médicament psychoactif permet d'atténuer ou de faire disparaître une souffrance psychique : anxiété, dé pression, maladie maniaco-dépressive, troubles délirants, insomnie, psychoses, maladie affective bipolaire, etc.

Un médicament psychoactif est prescrit par un médecin. Après examen, celui-ci établit un diagnostic et, s'il l'estime nécessaire, détermine le traitement adapté à l'état de santé du patient.

Un grand nombre de personnes demandent à leur médecin des médicaments pour faire face à des troubles provoqués par leurs difficultés quotidiennes. On peut citer les personnes âgées confrontées à la solitude, les personnes soumises à une surcharge de responsabilités, celles exposées au stress ou à un événement éprouvant. 

Les troubles du sommeil sont un motif fréquent de prescription de médicaments psychotropes. Ces troubles peuvent être transitoires, occasionnels ou devenir chroniques. Les causes peuvent être somatiques (provenant de causes physiques), psychologiques, psychiatriques, ou dues, tout simplement, à des conditions peu propices au sommeil. Dans tous les cas, les prescriptions ont une durée limitée (à un mois) : tout renouvellement donne lieu à une nouvelle consultation.

.Un médicament psychoactif doit être prescrit par un médecin. 

Mais un grand nombre de personnes utilise, avec ou sans prescription, des médicaments pour faire face à des troubles provoqués par leurs difficultés quotidiennes.

Or, un médicament psychoactif doit être utilisé conformément à la prescription du médecin.

 B) Effets et dangers

 Les effets des médicaments psychoactifs diffèrent selon leur composition chimique, les doses administrées et la sensibilité individuelle du patient. Associer les médicaments à d'autres substances psychoactives comporte des dangers, d'autant que certaines interactions sont méconnues médicalement. Le mélange avec l'alcool, par exemple, potentialise ou annule les effets de chacune des substances absorbées.vc.png
 Les effets d'un médicament psychoactif diffèrent selon la catégorie à laquelle il appartient ; elles sont au nombre de quatre :
- les tranquillisants ou anxiolytiques; 
 

- les somnifères ou hypnotiques;
- les neuroleptiques ou antipsychotiques; 
 

- les antidépresseurs

Les benzodiazépines 

Anxiolytiques ou hypnotiques, ils sont prescrits pour apaiser les manifestations de l’angoisse ou de l’anxiété, pour leurs qualités sédatives et pour faciliter la relaxation musculaire. Ils peuvent entraîner : perte de mémoire des faits récents, baisse de la vigilance, somnolence, diminution des réflexes. Les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et psychique. La dépendance physique et psychique se traduit par des principaux symptômes de manque qui sont l’insomnie, les douleurs musculaires, l’anxiété, l’irritabilité et l’agitation.

Les tranquillisants ou anxiolytiques

Ils diminuent l’angoisse et les manifestations de l’anxiété (insomnies, tension musculaire…). Ils ne sont pas indiqués pour une maladie précise mais pour répondre à un état d’anxiété. Cependant, tout état de ce type ne nécessite pas systématiquement une prescription de ces médicaments. Les tranquillisants les plus prescrits, appartiennent à la famille des benzodiazépines. Les tranquillisants sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque, à doses massives ou en association à d’autres produits.

Les somnifères ou hypnotiques

Ils sont destinés à provoquer et/ou maintenir le sommeil. De ce fait, ils peuvent diminuer la vigilance en état d’éveil. Les somnifères les plus prescrits, notamment pour des durées longues, appartiennent à la famille des benzodiazépines. Les somnifères sont parfois utilisés de façon toxicomaniaque également.as-1.png

Les neuroleptiques

Ils relèvent de prescriptions psychiatriques, notamment pour le traitement des psychoses (maladies mentales qui affectent les comportements et dont le malade ne reconnaît pas le caractère pathologique). Dans le traitement de ces maladies souvent longues, la prise en charge psychologique et sociale du patient est aussi importante que le traitement médicamenteux.

Les antidépresseurs

Ils sont prescrits dans le traitement de la dépression, dont les symptômes sont notamment : diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir à vivre, troubles du sommeil, agitation ou apathie, sensation de fatigue ou perte d’énergie inexpliquées, sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive, diminution de l’aptitude à penser et à se concentrer.. Les antidépresseurs peuvent entraîner des effets indésirables : perte de vigilance, somnolence, excitation. Ces médicaments doivent être réservés aux dépressions diagnostiquées par le médecin et ne peuvent être prescrits pour des difficultés passagères. Cependant, certaines personnes vont les utiliser à tort, et vont développer une sorte de dépendance liée à ses produits, de par l'accoutumance.

 Pour la plupart, les produits sont pris de façon occasionnelle. Mais cette prise, dans un but continuel d'augmentation de performances, va devenir régulière et donc devenir un allié, pour travailler plus, tenir debout, éveillé etc, un allié dont on n'évalue pas les risques à long terme. Cette prise consciente au départ, va devenir un rituel, une part intégrante du quotidien.

C ) Médicaments psychoactifs et dépendance

Les benzodiazépines entraînent une dépendance physique et psychique. Lorsque la consommation d’un médicament psychoactif est perturbée, détournée ou augmentée en dehors de la prescription du médecin, on parle de toxicomanie médicamenteuse. Les médicaments concernés sont nombreux : psychotropes, opiacés, barbituriques, amphétamines, benzodiazépines. Sont également utilisés des analgésiques, des anorexigènes, des stimulants, des antalgiques et des laxatifs. On distingue trois types de toxicomanies médicamenteuses :

La toxicomanie médicamenteuse

Elle concerne tous les types de médicaments, les associations de différents médicaments n’étant pas rares. Cette pratique de consommation se rapproche de la dépendance : la vie de l’usager est centrée sur sa consommation. Il est constaté une alternance entre des moments de consommation contrôlée et des moments de consommation excessive. Il est souvent difficile de distinguer la recherche de l’oubli, du sommeil, du soulagement de l’anxiété, de la recherche de sensations voluptueuses, du plaisir de fonctionner dans un “état second”, voire de l’ivresse de l’anéantissement pour comprendre les motivations de ces consommations.

La toxicomanie médicamenteuse chez les toxicomanes

Les médicaments psychoactifs viennent apporter des sensations nouvelles, ou moduler les effets sédatifs ou excitants des substances psychoactives consommées par ailleurs. Suivant les effets recherchés ou les produits dont ils disposent, les usagers dosent avec plus ou moins de précision ou totalement à l’aveuglette leurs mélanges.

La toxicomanie médicamenteuse méconnue

Les médicaments sont généralement pris suite à une prescription médicale et, face à la persistance des plaintes ou à l’apparition de symptômes nouveaux, l’escalade médicamenteuse s’installe. En effet, l’usager cherche toujours le produit qui le guérira, et le médecin, tout en percevant plus ou moins le bien-fondé de cette demande, prescrit de nouveaux médicaments et/ou augmente la posologie. La situation se complique lorsque le patient fait lui-même ses mélanges, associe les diverses ordonnances d’un ou de plusieurs médecins, dans un but thérapeutique revendiqué. Dans ce cas, le patient, attaché à ses ordonnances, desquelles il ne supporte pas qu’on supprime un ou plusieurs produits, consomme de façon rituelle des quantités considérables de comprimés, gélules, etc.

Dans cette conduite, il est difficile de faire la part de la dépendance physique, psychique, de la crainte du symptôme et du désir de médicament.

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